
„Dans leur synagogue se trouvait un homme possédé par un esprit impur. Il se mit à crier : « Qu'avons-nous à faire avec toi, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : le Saint de Dieu. » Jésus le menaça : « Tais-toi et sors de cet homme. » (Marc 1,23)
Cet extrait de l'Évangile nous porte à la réflexion. Qui est cet esprit impur qui est entré dans cet homme ? De quelle manière parle-t-il à travers lui ?
Pour comprendre cela, nous devons remonter à deux mille ans en arrière, lorsque « esprit impur » pouvait être traduit par « souffle non pur ». Un désir qui pouvait t'inciter à prononcer des paroles injustes ou à commettre des actes injustes.
Combien de fois disons-nous des choses — aujourd'hui comme autrefois —, saisis par la colère ou la tristesse, dans lesquelles nous ne nous reconnaissons plus par la suite, ou dont nous sommes convaincus de ne même pas avoir pensées ? Ou bien ne prenons-nous conscience de ce que nous avons dit que bien plus tard ? Combien de fois faisons-nous des choses de manière tout à fait automatique, sans réfléchir, sans avoir conscience des conséquences pour les autres et des blessures que nous provoquons ainsi ?
Cela se produit bien sûr lorsque nous avons perdu le contact avec nous-mêmes, lorsque nous sommes coupés de nous. Pour nous reconnecter à nous-mêmes, la première question devrait être : « Qui suis-je ? Que veux-je être et que ne veux-je plus être ? » L'observation bienveillante de soi est essentielle pour pouvoir faire la distinction et pour grandir. De cette façon, nous pourrions faire taire cette part en nous dont nous voulons nous distancier, parce qu'elle corrompt l'essence de notre âme.